Typhon et inondations

Lorsque nous sommes retourné à l’école cette semaine, nous ne pouvions imaginer le fléau qu’allait connaître les différentes communautés du district de Beilun. En effet, le typhon Haiku, qui a frappé sévèrement la province du Zhejiang il y a quelques jours, soit le 8 août 2012, est le troisième typhon en deux semaines, ce dernier étant le plus sévère que la province ait connu depuis des années.

De mon 22e étage, je voyais le niveau de la rivière monter et des lacs d’eau qui se formaient çà et là. Des braves, ou simplement curieux, se sont lancé à la poursuite de photos pour alimenter les réseaux sociaux et autres sites internet chinois. Certaines artères principales de Beilun étaient méconnaissables. La fameuse Xinda Lu s’est transformée en barboteuse à vagues causées par le vas-et-viens des voitures et autres véhicules.

 

Pendant ce temps, la majorité des résidents de l’édifice 46 de Liren Hua Yuan ont dû faire face à des fuites d’eau par les fenêtres du côté du terrain de basketball. En tant que résidente, quelle ne fut pas ma surprise de voir un lac dans mon bureau de travail en me levant ce matin-là! J’ai dû passer la journée à tordre les serviettes et vider les seaux d’eau qui se remplissaient aux 20 minutes. La bonne nouvelle est que nous n’avons pas manqué d’électricité!

Le lendemain sur le chemin de l’école, nous avons pu constater l’ampleur des dégâts : arbres déracinés, déchets éparpillés et des jardiniers qui ne savaient pas trop où donner de la tête. La tâche était énorme. Vider les rues des inondations, par tuyaux ou par miracle, et nettoyer. Cet après-midi-là, sous la bonne initiative de quelques collègues, nous sommes partis en groupe pour apporter des vivres aux gens démunis vivant dans une communauté près de la rivière. Ces familles ont été frappées de plein fouet par les pluies torrentielles qui ont fait déborder la rivière. Les gens nous montraient jusqu’où l’eau était montée dans leur maison. C’était d’une désolation extrême. Nos sacs de riz et autres vivres ont sûrement apporté un soulagement, mais la pensée que des gens vivent dans de si précaires logements m’a causé bien du chagrin.

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2012: Year of the Dragon

Let me start by wishing you a Happy New Year everyone. I got the chance to celebrate it twice thanks to the solar and lunar calendars. In the Western World, people refer to the solar calendar and this is why the new year starts on January 1st. Chinese people use the lunar calendar which is based on the cycles of the lunar phases. That explains why it varies; sometimes the new year starts in January and sometimes in February. Chinese New Year, also known as Spring Festival is without any doubt the greatest celebration of the year.

This is the time when people go back to visit their family and the public transportation is at its most crowded. Not a good time for traveling unless you have a lot of patience or a good reason to do so. Millions of people are traveling from cities to the countryside in a seven-day period.

The New Year celebrations start on New Year’s Eve with a spectacular marathon of fireworks and firecrackers that can last from a few hours to many days, depending on the regions. Unlike the precautious rules taken in North America when it comes to fireworks, here it blows from everywhere on the street, between the buildings, the cars and even the pedestrians! I have mentioned before that the fireworks are part of my daily life in China but on New Year’s Eve, they reach another level of intensity. If you close your eyes during the “show”, you can easily picture yourself in the middle of the 3rd World War. I even saw a firework from above – it was exploding right down our building when I was at a friend’s on the 23rd floor!

http://www.youtube.com/watch?v=bE7qRFuqAZg&feature=autoshare

Another tradition that dates back to the Song Dynasty is to put a “FU” on the door. The Chinese character is usually printed on a square sheet of paper or on a more sophisticated piece of fabric. To put a “FU” sign on your door will bring happiness and good fortune to the household.

The Year of the Dragon has started a few days ago. What does the Dragon represent and what should you be expecting from this year?

First of all, to start a new year means that everybody adds an extra year to their age. Everybody celebrates their birthday on the first day of the new year. To celebrate on your actual birthday is another Westerner tradition. As I am in China, I actually turned 43 on Monday!  Then, if your Chinese sign is a dragon, contrary to what you may think, this is not your lucky year and thus you must protect yourself all year long for eventual challenges you may have to face. Everything that happens to you this year will be amplified. One of the good ways of protecting yourself is to wear red underwear. Seriously.

I have always thought that dragons were nasty and evil until I came to China. In Chinese mythology, dragons are fierce and ambitious but can be also nice and kind. They are considered the most powerful in the zodiac signs and are crowned gods of water. According to the popular belief, four powerful dragon kings protect the four seas around China: the Yellow Sea, the Eastern Sea, the North Sea, and the South Sea.

The festivities will end with the Lantern Festival on the 15th day of the lunar calendar, when the first full moon of the year will rise above the sky. According to my readings, the first lanterns date back to 2000 B.C. in China. Once square, they are now rounded and are found either red or red and gold. At this time of the year, they are hung everywhere in the streets, in the stores, and even in the homes.

I could go on forever talking about the Chinese traditions and superstitions related to the Spring Festival. Different types of food are prepared for this occasion and it varies according to the regions and provinces. The only thing to remember at this time of the year is to get as early as you can to the supermarket to avoid the crowds. It can really get nasty and you can line up for longer than usual to get what you want. I was told that some people even left their cart FULL in the middle of the store because they couldn’t wait any longer… Ouch! So, to avoid the crowds and to get some earplugs for the big nights of firecrackers are the best ways to enjoy Chinese New Year.

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À la découverte de la Chine

Je m’étais donné comme mission d’écrire un article en français et un article en anglais en alternance. Il en va autrement car le français coule naturellement sous ma plume même si l’anglais fait partie intégrale de ma vie ici. Voici l’ordre linguistique de ma vie quotidienne en Chine : anglais-mandarin-français. L’anglais est ma langue d’usage, celle de mon travail et de communication avec les amis. Le mandarin est la langue du pays hôte, donc celle qu’on entend et qu’on baragouine quand on sort de l’école. Enfin, le français, ma langue maternelle, est reclassée au troisième rang car je ne la parle que sur Skype et je ne l’écris que dans mon journal et mes blogs. Il est donc primordial de conserver mes racines par l’écriture et c’est donc pourquoi je récidive en français.

Pour les vacances de Noël, j’ai décidé de rester en Chine pour découvrir un peu plus à fond mon pays d’adoption. C’est aussi le temps idéal pour voyager car la plupart des Chinois ne voyagent pas à cette période et les tarifs sont ceux de basse saison. J’ai choisi quatre destinations pour combler mon besoin d’aventure : Xi’an, Shanghai, Lin Jiang Gong Ye Yuan et Hangzhou.

1- Xi’an

Xi’an, c’est là que tout a commencé. Le berceau chinois bercé par un passé historique parsemé d’empereurs, d’épopées sur la Route de la Soie et de gens comme vous et moi qui y vivent et y ont vécu il y a quelques milliers d’années avant J.-C. Ici, c’est l’âge d’or de l’humanité.

L’armée de soldats en terre cuite vaut le détour à elle seule. C’est la plus grande découverte archéologique du XXe siècle et a été proclamée huitième merveille du monde. Trois fosses exploitées à ce jour par les archéologues sont ouvertes au public. La fosse numéro 1 est de loin celle qui est la plus populaire, celle où les soldats sont debout et prêts au combat. Le site a été découvert quand un fermier de l’endroit a voulu creuser un puits et est tombé sur cette mine historique. Ça se passait en 1974. L’histoire qui remonte à plus de 2000 ans rapporte que Qin Shi Huang, premier empereur de la Dynastie des Qin, a engagé des ouvriers de partout en Chine pour fabriquer une armée de soldats en terre cuite avec chevaux et chariots pour protéger son tombeau. C’est ce même empereur qui a fait construire la Grande Muraille à la même époque.

Le quartier musulman est un endroit à ne pas manquer. Des tas de minuscules boutiques où l’on peut trouver des vêtements, des chaussures et bottes, des chemins de table en soie, des peintures, des calligraphies, des fruits et légumes, des noix, des fruits séchés et j’en passe. Comme un marché qui s’étend sur plusieurs rues. Et les vendeurs de bouffe qui s’affairent à cuire leur marchandise sur le trottoir, entre les boutiques devant les clients attendant patiemment leur dû.

Xi’an, c’est aussi les remparts. La ville est entourée d’une haute et longue muraille qui jadis protégeait la ville de ses ennemis. Quatre portes postées aux quatre points cardinaux permettent au public de monter et se promener sur les remparts moyennant 40 RMB.

Un aspect un peu plus négatif est sans contredit la pollution causée par les manufactures et les usines environnantes. La brume qui empêche le soleil de percer n’est rien d’autre que du smog. Après quelques jours dans cette ville, je me suis mise à tousser et retenais sans cesse un besoin de me clarifier les poumons en les expectorant sur le trottoir, comme les gens font. Je n’avais jamais vu autant de gens cracher et autant de crachats à éviter sur le trottoir auparavant. Puis, autre conséquence de la pollution, ma paupière gauche s’est mise à enfler vers le troisième jour de mon séjour à Xi’an.

2- Shanghai

Je suis installée dans un petit café de Shanghai et je me demande pourquoi j’aime cette ville. D’abord parce qu’on y trouve de tout et ensuite parce que son cœur bat à un rythme effréné. J’essaie de la comparer à des villes que j’ai fréquentées et ma conclusion s’arrête à un croisement entre Montréal, Sydney et New-York, le tout relevé d’une touche chinoise.

J’ai assouvi un besoin indescriptible de me gaver intellectuellement en allant faire un tour à la librairie Foreign Book Exchange sur Fuzhou Lu. J’en suis ressortie armée d’un livre sur l’histoire de la Chine et d’un autre sur la culture chinoise (je suis retournée deux jours plus tard pour me procurer le livre sur la géographie chinoise pour compléter ma trilogie) – les deux en édition bilingue français-chinois, d’une méthode pour apprendre le mandarin en 40 jours et d’un petit dictionnaire Berlitz anglais-chinois. Il m’est très difficile de ne pas perdre le contrôle quand j’entre dans une librairie… surtout après cinq mois d’abstinence! Cette librairie fait quatre étages et regorge de collections impressionnantes dans plusieurs langues.

Shanghai a une histoire qui a commencé il y a de ça très longtemps. Cette ville portuaire a jadis été occupée par les Britanniques, les Français et les Américains à différentes périodes. Shanghai a joué un rôle déterminant dans le trafic de l’opium, de la soie et du thé. Est-ce qu’Hergé est venu ici ou s’est-il inspiré de livres ou documents pour écrire « Le lotus bleu »?

Si moderne en surface mais si traditionnelle en même temps. J’adore marcher dans les rues et voir la vraie vie. Celle des marchands de journaux et de vendeurs de bouffe chinoise de toutes catégories. Il faut risquer et essayer la nourriture de la rue, celle dont tout le monde raffole. Pour 2 dollars canadiens, on mange très bien et on est rassasié.

C’est à Shanghai que j’ai élu domicile pour passer Noël. Qu’est-ce que Noël à l’étranger sinon la douce nostalgie des Noëls passés avec les êtres aimés? Je me suis réfugiée dans un Starbucks pour écrire ces quelques lignes. Comme un besoin intense d’écrire. N’importe quoi. Ou presque.

3- Lin Jiang Gong Ye Yuan

Voici une façon assez originale de passer la nouvelle année : dans le fin fond de la campagne du Zhejiang, loin de la civilisation, de la luxure et des nouvelles technologies. Là où le temps s’est arrêté… comme à chaque fois qu’on s’éloigne des régions urbaines.

Je suis dans la famille d’une de mes collègues et je me sens privilégiée de pouvoir partager le repas avec les autres ouvriers de l’endroit. Bien sûr, je fais l’attraction : qu’est-ce qu’une étrangère peut bien trouver d’intéressant dans ce coin de pays? Ah, elle vient du Canada. C’est un très beau pays paraît-il. Et les canadiens sont très gentils. Après quelques rasades de vin jaune communément appelé ici « huang jiu », les gens se dégênent et posent des questions sur le Canada. Heureusement qu’Elaine me traduit au fur et à mesure que les questions pleuvent car même si mon mandarin s’améliore, il me reste encore des croûtes à manger avant de devenir une locutrice solide pour mener à bien une conversation de façon légère et décontractée.

Ici, à Lin Jiang Gong Ye Yuan, parmi les différentes manufactures qui parsèment les terres, on cultive la crevette dans des étangs destinés à cette culture. Les parents d’Elaine travaillent pour la compagnie qui gère les étangs et les terres environnantes. La compagnie fournit l’hébergement à ses employés, même si parfois, ils sont logés dans des endroits assez précaires. Par exemple, l’endroit où je séjourne ici appartient à la compagnie. La fenêtre est couverte avec du papier journal pour couper la lumière.

Il y a un rat qui est maître des lieux et s’amuse à me faire perdre les nerfs… Je l’entends gratter dans le coin de la pièce, comme à tous les soirs d’ailleurs… il a l’air de se régaler de quelque chose. Grand bien lui fasse! Il y a bien longtemps que je n’ai pas cohabité avec un rat. Je crois que la dernière fois remonte mon séjour dans la forêt tropicale du Queensland en Australie. Le fameux rat qui avait fait un trou dans mon sac à dos pour y trouver mon paquet de gomme! C’est comme aller aux toilettes dehors quand il y a une vingtaine de poules qui te dévisagent. Ça me rappelle Nienguecoura au Mali. Il me semble que j’entends encore mon grand-père paternel me dire : « Pourquoi payer pour aller voir de la misère? » lorsque je suis partie pour l’Afrique. Il doit bien sourire en me regardant aujourd’hui.

Revenons à table… là où tout se passe. Très convivial, les gens partagent les plats et font danser leurs baguettes d’un plat à l’autre. Les repas sont très variés mais le riz est un aliment incontournable qui se sert à la fin du repas. Le tofu est considéré comme la nourriture des pauvres alors que la viande – sous toutes ses formes : avec la moelle, les os, les abats, les ailes, les pieds… – et les fruits de mer sont des mets de choix. La table est aussi garnie de fèves germées, de bok choy, de pommes de terre tranchées et de radis blanc, qui est fièrement cultivé dans la région.

4- Hangzhou

Bienvenue dans la capitale de la province du Zhejiang. Cette ville de 8,7 millions d’habitants attire à chaque année des millions de touristes qui viennent admirer la beauté inégalée du Lac de l’Ouest. Ce lac est entouré au trois quarts de montagnes et la ville s’étend sur le quart restant. Sur les montagnes, on peut apercevoir des pagodes, temples et autres vestiges de l’architecture chinoise. Sur le lac, les nénuphars, un peu séchés en cette saison hivernale. Je devrai retourner dans une autre saison pour admirer la beauté de ce lac et ses environs.

Hangzhou, c’est aussi la cachette secrète du thé Long Jin. En mandarin, « long » se traduit par « dragon » et « jin » par puits. Je parle donc ici du thé du Puits du Dragon, connu à l’échelle internationale pour ses propriétés anti-oxydantes et ses feuilles de haute qualité. Les théiers sont montés en terrasses à flanc de montagne à proximité du Lac de l’Ouest. On dit que plus les feuilles de thé poussent en altitude, meilleur sera la qualité de ces feuilles. Le Long Jin est l’un de mes thés verts préférés et je me sens privilégiée d’avoir la source à deux heures de chez-moi. J Autre produit de choix de la région est la fécule de racine de lotus, reconnue pour guérir les maux d’estomac. Finalement, la soie est un produit de luxe qui fait aussi la fierté de Hangzhou.

Comme la plupart des endroits que j’ai visités en Chine, Hangzhou est en construction. Routes, édifices, centre commerciaux, bref, c’est le branle-bas général. À ça se rajoute les préparatifs du Nouvel An Chinois qui débute le 23 janvier prochain. Il y a des lanternes et des dragons qui poussent comme des champignons. Je reviendrai prochainement vous parler plus longuement de ce Nouvel An Chinois… en attendant, Bonne Année 2012!!!

(Je n’ai pas réussi à télécharger les photos car mon internet est trop lent… ne désespérez pas, je réessaie plus tard.)

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Inspiration automnale

Octobre à Beilun

Les rayons timides du soleil d’automne percent les incontournables nuages grisonnants de par-delà les montagnes. Charme incontesté qui plane sur la petite ville de Beilun. Seule ombre au tableau, les incessants bombardements des pétards qui se font entendre ici et là à toute heure du jour et de la nuit. L’habitude s’installe, les sursauts des premiers temps font place à une exaspération certaine face à cette pollution auditive – et visuelle après coup. Un sourire, une indifférence.

Le marchand de melons n’est plus. Il a fait place aux vendeurs de tangerines vertes.

Dans les rues, on marche de l’avant ou de reculons, selon l’humeur ou le degré de concentration recherché. Les feuilles jaunissent et parsèment les rues. Un coup de vent et les feuilles sillonnent et voyagent sur quelques mètres. Les montagnes deviennent plus distinctes au fur et à mesure que la brume se dissipe. On boit du Wulong au ginseng pour se clarifier la gorge. Les gardes de LiRen Gardens ont troqué leur habit estival officiel pour une version plus épaisse. Ils font leur ronde régulièrement comme des soldats sympathiques qui marchent au pas. Version plus modeste du changement de garde britannique.

C’est dans ce cadre automnal que j’entrepris un petit voyage à Wuzhen.

Wuzhen

Le petit village pittoresque de Wuzhen est situé au nord de Beilun en passant par le long pont océanique de Hangzhou. Voici ce que ce petit coin paradisiaque a inspiré dans mon journal :

Le 23 octobre 2011

Les péniches déambulent sur la rivière au rythme des hommes et des femmes qui les

Long-Jin matinal

naviguent. Je suis assise à un coquet petit café qui surplombe la rivière. Une musique chinoise traditionnelle vient apaiser mes oreilles et met un baume sur mon état fiévreux de ce matin. Les feuilles de Long-Jin dansent dans ma tasse de verre au rythme de la musique. Quel spectacle! Deux minuscules petits biscuits accompagnent ce délire gustatif et viennent titiller mes papilles.

Cet endroit est tout à fait divin. Le temps semble s’être arrêté ici. J’ai envie de pleurer tellement c’est beau et romantique. J’ai la claire impression que je peux mourir maintenant que j’ai vu Wuzhen. Comme une carte postale en mouvement, Wuzhen m’interpelle et m’apporte une paix d’esprit profonde. Me voilà transportée en plein cœur de la Chine traditionnelle, la Chine de plusieurs milliers d’années qui s’efforce de garder ses traditions bien vivantes.

Pont de pierre et péniche

Wuzhen est une ville d’eau, de canaux. Une petite Venise chinoise. Cette petite ville se trouve au sud de la rivière Yangtze et renferme une histoire vieille de plus de 1 300 ans. Ponts de pierre et minuscules rues de pierre où l’on retrouve une panoplie d’artisans font le charme de Wuzhen. Le côté ouest de la ville a connu de majeures rénovations au cours de la dernière décennie et fut ré-ouvert au public en 2007.

Calme, quiétude, béatitude, exaltation sont au rendez-vous. Je suis envoûtée… et congestionnée. Qu’il fait bon d’être malade à Wuzhen! Je passerais ma journée à somnoler au bord de la rivière à boire du thé et sentir la fraîche brise sur ma peau. Quelle joie d’être en Chine. Il faut que j’explore ce pays sérieusement. Je me sens zen dans mon nouveau pays d’adoption.

Wuzhen

Hier soir, je me suis retrouvée sur une péniche et dans le décor féérique des lanternes des terrasses, je me suis fait la réflexion que c’était de loin la ballade la plus romantique qui m’a été donnée de faire. La pagode illuminée dans le ciel ajoutait un aspect mythique et majestueux à l’ambiance des lieux. Pour couronner le tout, une péniche rehaussée d’un énorme poisson illuminé sillonnait sur la rivière au grand bonheur de tous.

Je pense beaucoup à vous chers amis et je voudrais bien partager ces moments de grâce intense, ne serait-ce qu’une seconde avec vous. Un vrai régal pour les yeux que vous devrez vous contenter de lire à travers mes écrits et mes photos. Impossible de rendre justice à cette beauté inégalée, même à travers une imagination des plus fertiles.

Ombrelles chinoises

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The Early Days…

I have been in China for over a month now and it is fascinating to see that every day is an adventure and it comes with a wide range of challenges. My new home is as intriguing as this country’s 5000 years of history. China is interesting for its culture, its main language and many dialects, its food and especially its people. Here is another page of my latest discoveries and experiences on the land of the panda…

AIAN's First Day of School - Dragon Dance

School Life

Access International Academy Ningbo (AIAN) is a small international school hosting a little less than 140 students from K-12, and they altogether represent 26 something different nationalities. My Head of School is from the U.K. whereas my colleagues come from the United States, Canada, Russia, the Philippines, Equator, Ukraine, Romania, and of course, China. This worldwide environment is very stimulating for an islander like me.

This year is a stepping stone into ELL inclusive immersion. Instead of pulling out the students from their classroom, the ELL teachers share the class with the homeroom teachers and provide the necessary help via differentiated activities. This is a work in progress that has been proven positive in other international schools.

www.aian.org.cn

Xinda Lu Market

To see the buzzing and lively Xinda Lu Market and buy the best local products from the nearby farm lands, you have to wake up early in the morning. Saturday is the best time to go for teachers like me.

Through the alleys, you can see a display of stands filled with different local products. Among those, fruit and vegetables, fish, meat, tofu, eggs as well as a section of oils and different seasonings. If you look very carefully, you may see turtles among the fish baskets… As you walk, you must be careful and avoid the motorbikes and carts which make their way through the busy market.

The smell welcomes you as you enter the fish market. When you buy a fish, the saleslady takes it alive and starts to peel the scales despite the poor thing trying to get away from her grip… Head and tail gone, she cleans it with water, swings it in a plastic bag and voilà! A bit shocking indeed, but who am I to suggest her to cut the head first to stop the fish from suffering?

At the Fish Market

Fish from the Market

Want to buy a chicken? No problem! Choose the one you want and they will kill it right before your very eyes! Don’t forget to take every part of it with you because chicken head and feet upgrade your soup here.

The fruit section is widely displayed. Each season brings a variety of delicious products. You can buy watermelons, lychees, dragon eye (Longan fruit), dragon fruit, Jackfruit and many other items I have never heard of before.

The only fruit I don’t buy at the market is watermelon. I prefer to see the nice watermelon man who parks his truck filled with its fruit load on Minshan Lu, near Xinda Lu. Day after day, I find him reading his newspaper or discussing with people while choosing and weighing his watermelons for his regular clients. I am one of them. My mediocre Chinese makes him smile. His endless kindness makes me smile too.

In brief, if you want to see China’s daily life, I suggest you experience a market. This is what brings people together.

At the Hairdresser

I had quite an interesting experience at the hairdresser the other day… As my colour was due, I decided to give it a try and entered in a Chinese hairdresser. I brought an interpreter with me so she explained exactly what I wanted. She told me it would take an hour.

Two hours later, I had four men hairdressers staring at my hair and making sounds that made me think something was wrong… After I called my interpreter and passed her on to one of them, I was told that my scalp was not ready to receive the colour! It had to cool down!!! Are you kidding me???

I left the place three hours later thinking that I should really find the colour treatment and do it myself.

The Moon Festival or Mid-Autumn Festival

The Moon Festival is held on the 15th of the eighth Chinese lunar month and is an interesting long term tradition where people celebrate the harvest through a wide range of ceremonies. It dates back to ancient times when the emperors worshipped the moon for the good harvest. A number of legends and songs liven up during this event.

Moon Cake

The 2011 Moon Festival will take place from September 10 to 12. People offer moon cakes to their friends and family. They come in an assortment of colourful metallic or wooden boxes, and go from cheap to very expensive. The moon cakes come in hundreds of different flavours; some are filled with either bean paste, fermented egg yolks while others contain sugar, fat and fruits.

www.chinatraveldiscovery.com/mid-autumn-festival-2011.html

Firecrackers

The firecrackers have been around China for a long time. Even if they are banned from many cities, Beilun has one to several daily episodes of that noisy tradition. Firecrackers are meant to bring good luck for restaurant openings, weddings and even to chase ghosts! Many Chinese people think this is not a good tradition to keep and wish it was only allowed during the Chinese New Year’s festivities. The first time I heard them, I thought the place was being attacked by the enemy… It is that loud!

The People of China

Chinese people are extremely nice and appreciate the efforts we, foreigners, make to speak their language. Everybody wants to help you and some people keep on talking to you even after you clearly make signs or some sort of visual contact that mean you are clueless about what they are saying.

Being a foreigner in China also means that you are a visible minority. To bargain is not easy because here, there is a price for the Chinese and a price for foreigners.

The most interesting fact is that, when I do my shopping with my foreign colleagues, people slow down and stare at us, particularly when we struggle with certain items. On some occasions, we attract crowds and it becomes impossible to actually move. When we are trapped in such a situation, the best thing to do is to laugh!

My Ayi

It is quite common in China to have a maid, an “ayi” (which literally means: “aunt”). That contributes to provide a family’s salary.

My “ayi” speaks the Ningbo dialect and cannot read or write. We communicate through gestures or via a Mandarin correspondence with her daughter. Luckily for me now, I have some Chinese colleagues who can help me with the language. However, she is very nice and cooks like a chef!

Observations

– The sun sets around 6:30 p.m. in summertime.

– I have seen the most beautiful coloured butterflies around.

– When people give you something, change for example, they use their both hands.

– At the restaurant, the rice always comes last among the dishes you order.

– If you want to survive in China, I recommend you don’t drink the tap water. If you go rafting, make sure you don’t open your mouth because a single drop can host unlikely parasites into your stomach and make you sick for days.

– As most public toilets are squatters, always bring tissues and wipers in your bag. That can be very handy for a lot of washrooms don’t have any toilet paper.

– Before you hop on a rickshaw (or trishaw), you must absolutely agree on the price to avoid unnecessary misunderstanding from each part.

Ceramics on Mingzhou Lu

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